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Compte rendu séance du 9 novembre Modifier

Discussion du socle commun de compétences et de connaissances de 2006 (pour une présentation du document, cf compte-rendu du 19 octobre)

Présents : Florine, GA, GF, Guilhem (GM), Yuna, Euryale, Clara

Mot d’ordre : Guillaume A : Evitons le gauchisme métaphysique ! Mais on a le droit d’être gauchiste empirique.

OJ : reprendre ce qu’on a dit la dernière fois en prolongeant la réflexion. Dans quel versant d’analyse aller ?

- GM : critique philosophique (vague)

- GF : quelque chose de foucaldien

- GA : point de vue sociologique.

Livre (qui coûte un rein) : Sociologie de l'école (auteurs : DURUT-BELLAT et VAN ZANTEM) plusieurs approches cataloguées avec toutes les enquêtes des dernières années et évolution de la sociologie ses dernières années. Aujourd’hui, l’approche globale holiste de Bourdieu a été mélangée avec le poids des acteurs ; on essaie de comprendre comment les inégalités se construisent par des acteurs individuels.

GF : étonnant car il n’y a pas de théorie sociale globale chez Bourdieu.

GA représente le projet : faire un lien entre la théorie et la pratique pour savoir les valeurs que l’école cherche à transmettre.

Chacun se représente.

Présentation de GM : Le socle des connaissances et compétences. Enjeu dans l’éducation. Angle de lecture politisé : le socle part du fait que l’on est dans une démocratie ; il ne peut y avoir de gouvernement par le peuple que si le peuple est formé (exemple de la formation du citoyen athénien). On peut alors qu’au niveau de l’éducation, on peut avoir cet idéal de formation du citoyen.

De plus, internet change énormément le rapport au savoir : possibilité d’être actif et d’aller cherche de l’information ou d’en donner (Wikipedia). Maintenant, on n’est plus obligé d’écouter un prof pour apprendre. La problématique d’une personne n’est plus l’accès au savoir mais de faire le tri entre les bonnes informations. L’école devrait alors plutôt apprendre aux personnes à faire le tri plutôt que donner un savoir qui rentre en conflit avec les autres informations de savoir (ou pseudo-savoir).

Ceux qui naissent actuellement rentrent dans un monde qu’on a vu se construire : dès le début, ils sont sur un environnement numérique connecté. Problématique d’un point de vue psychomoteur. Cela change aussi les capacités de concentration. On a non seulement à faire à une société qui évolue et à faire à des cerveaux différents ce n’est pas forcément un mal en soit, mais nécessite d’être réfléchi.

Présentation du socle : s’inscrit dans les préconisations de l’OCDE. L’organisme a un positionnement libéral : se retrouve dans le socle commun des compétences. In fine, ce n’est pas lutter contre la reproduction social mais faire en sorte que tout le monde ai un travail et de payer moins de chômage. Un système économique est présupposé, ce qui est problématique dans le cadre d’une démocratie ; des problématiques centrales ne sont alors pas abordées.

Recommandation du Parlement européen et du conseil du 18-12-2006 sur les compétences clés sur l’éducation et la formation tout au long de la vie. Ce n’est pas de l’éducation mais de la formation : but de former les jeune mais aussi de reformer les vieux en chômage longue durée but véritable de lutter contre le chômage.

Sur le plan européen, on veut un CV commun MAIS on parle de « connaissances » et « compétences » dans le socle commun français ce qui apporte un flou. Il faudrait savoir ce qui est prioritaire : l’un ou l’autre. On acquiert des connaissances par des cours, mais les cours n’apportent pas des compétences : pas de savoir-faire.

Ce qui est attendu de l’élève : il y a souvent l’idée d’une société posée qui est bien, et le but est d’y intégrer les individus. L’idée d’inclusion sociale est « sous peine d’être marginalisé ».

GF : trouve le socle fumeux et insipide : ce n’est pas très surprenant qu’il y ait du libéralisme. D’un point de vue économique, c’est normal : l’économie est intégrée dans la société.

  1. Pas d’accord sur la question du numérique : il n’y a pas

de révolution numérique. La question du tri de l’information a toujours été faite. Michel Serres : rnous avons une mémoire à l’extérieur du cerveau. Cette connaissance est déjà présente, on n’a plus à l’acquérir.

Il y a évolution à chaque moment : il y a des changements de structure.

« La révolution, je ne suis pas contre ». Ce n’est pas la révolution des savoirs et du numérique qui doit provoquer une révolution des savoirs. Le numérique est une composante à prendre en compte, mais pas la plus importante.

  1. L’enfant doit être considéré comment un enfant et non pas comme

un adulte en devenir : le but de l’élève doit être le savoir. # L’éducatif doit être introduit dans le social. L’éducation s’est toujours faite à travers des lacunes et des manques. La démocratie chez Platon se fait sur le dos des esclaves et des femmes.

 Jean Luc Nancy, sur Heidegger : la banalité d’Heidegger. A cette époque, banal d’être antisémite Il y a de même une banalité de l’aristocratie : c’est précisément sa limite. L’erreur à ne pas commettre est dogmatique : l’idée selon laquelle il faudrait avoir des positions fixes sur l’éducation. L’éducation impose un savoir, qui n’est plus en rapport avec certaine personnes (toujours le cas). L’éducation doit être protection pour l’enfant.

GM : d’accord pour baser l’éducation pour le savoir et non pour avoir un métier et pour former l’enfant à être homme (le terme de citoyen lui semblait plus précis).

Y : qu’est-ce que traiter un enfant comme un enfant ?

GF : la tradition philosophique veut que l’enfant soit considéré comme un enfant comme un être partiel. C’est considérer qu’il y a un gap entre l’éducateur et l’enfant. L’éducation doit se faire par étapes, avec du temps. Dans L’Emile, ce qui semble faire perdre du temps est plus intéressant que le reste : il n’apprend pas la liberté mais l’expérimente. Par un rapport à l’expérience, l’enfant s’apprend et se développe. 2 mauvais partis pour Rousseau : enfant tyran et brimé. L’enfant ne peut expérimenter le bien et le mal avant 10 ans

GA : Nietzsche a pris conscience du bien et du mal à 9 ans !

GF, pris par les sentiments : L’éducateur ne fait pas comprendre le bien ou le mal à l’enfant, mais lui fait expérimenter la fenêtre cassée la nuit. Pour Rousseau, la connaissance n’arrive que plus tard.

XX : forte remise en cause de Rousseau. Il s’opposait aux livres : on ne doit pas y voir une apologie de la liberté car soit la personne est citoyen soit elle part.

GF : c’est une interprétation faussée de Rousseau qui démarre de Voltaire (ironie et arguments ad hominem). L’interprétation totalitaire est notamment critiquée par Benardi. Ce qui est problématique chez Rousseau c’est là morale, c’est vrai. Le rapport de Rousseau aux livres est ambigu : il a été fait par les livres.

GM : on dévie ?

XX : le rapport aux livres est le rapport au passé. Impossible de faire une éducation sans passé.

GF : c’est une mauvaise interprétation ; il n’y a pas de reniement total du passé. Il met en avant l’expérience. Quand il critique le rapport au livre, c’est par rapport au moment et non par rapport aux livres eux-mêmes. Il critique simplement un peu Lafontaine (ce n’est pas pour les enfants) et met en avant Robinson Crusoé Il pense simplement que le roman est contre la morale (ce qui était partagé à l’école).

Hobbes, Léviathan : véritable obsession. Pas chez Rousseau puisque la liberté de chacun est inaliénable.

XX : celui qui n’accepte pas le contrat social est exclu de la cité

GF : précisément parce que c’est sa liberté. C’est le fondement de sa pensée.

Euryale, tentative d’intervention

GF : Rousseau est à la base de toute la nouvelle éducation.

GA : qu’importe la personne, on est plutôt dans une démarche empirique.

Euryale :

  1. Point informatique et nouvelles technologiques :

- c’est une révolution colossale et même la seconde révolution en termes de diffusion des savoirs après l’imprimerie. De même que l’imprimerie a permis de sortir de l’Eglise, internet diffuse sans contrôle.

Internet permet une horizontalité : on peut interagir et créer. Il permet d’établir un rapport d’égalité autour du savoir.

Le vrai problème est l’esprit critique : savoir colossal et contradictoire. L’esprit critique est important. Le maître était censé tout savoir.

Explosion des cours en ligne et savoirs : les profs sont-ils toujours indispensables ? Il y a des pédagogies qui peuvent satisfaire tous les modes de pensée. Il n’y a aussi pas d’enjeu politique et économique.

Question du par cœur : est-il toujours nécessaire d’apprendre par cœur ? On dit souvent que le par cœur permet de se forme l’esprit MAIS cela pourrait aussi nous enfermer dans une seule façon de penser

  1. Aujourd’hui, de plus en plus d’enfant jouent sur des tablettes

MAIS n’est-ce pas mieux qu’ils soient en interaction plutôt que devant la tv ? Il y a en effet des problèmes par rapport au développement du cerveau.

GM : ce n’est pas nécessairement mal mais doit être pensé. On a à faire à des cerveaux différents : est-ce bien ?

Au niveau de la motricité, c’est en effet problématique.

GM : Le jeu c’est la parole : si on change la manière d’interagir avec le monde, cela change la pensée. Penser l’enfant comme un enfant peut être abordé par les outils modernes.

  1. Compétences économiques. Est-ce à l’école de l’apprendre ou

plutôt le rôle des parents et de la société ? Adultes autour de l’enfant. On ne peut pas penser l’éducation d’un enfant sans ses parents.

GF : doxa : dire d’une certaine manière que c’est la faute des parents. En effet il y a un capital social et il est inaliénable. Le principe de l’école est d’aller contre la famille (républicaine et laïque)

GM : l’éducation fonctionne mieux en passant par les parents, mais il vaut mieux passer par l’école. On ne peut pas éduquer les parents.

On peut former les parents de manière indirect (centre PMI) ; conseil des parents. Il faut éduquer les parents aussi : l’école est bien sûr importante, mais il faut prendre en compte les parents.

GM : on est officiellement dans une démocratie. Du coup, c’est un point d’action pour faire une philosophie de l’éducation qui devienne institutionnel. L’intérêt de la démocratie c’est que cela supprime le décalage Etat-société.

GA : S’est intéressé sur le débat sur le socle commun. Ce n’est pas seulement une préconisation de l’OCDE : organismes plus humanistes comme l’UNESCO, pour pouvoir évaluer les techniques éducatives. La France a été réticente : il faut se féliciter d’un CV commun. Il permet de faire des études sociologiques précises. Il n’est pas juste une perspective technicienne et économiste. Il y a deux philosophies du CV :

  1. Code sérielle : Grand gâteau de l’universalité, liberté,

émancipation ; le maître en fait manger, et plus on en mange plus on y arrive = école républicaine

 Guy Palmade, Méthode pédagogique

  1. Le code intégré : il faut privilégier la compétence à

connaissance, prendre en compte l’élève. Perspective qualitative.

Critique de Finkielkraut : on ne s’intéresse plus à la culture (on veut faire de l’élève un bon travailleur) et effondrement de la culture vers une culture technicienne MAIS présupposé : entre les mains et cerveau il y a un décalage indépassable.

Peut-on défendre un socle commun intégré ?

 étude de Brocolichi et Ben Ayeb : Fragmentation sociale et inégalité scolaire : comment le modèle s’adapte à un public défavorisé. Idée de montrer l’effet classe, maître et établissement. Qu’est-ce qui permet d’obtenir de meilleur résultat ?

Modèle avec chef d’établissement manager, modèle d’exigence vis-à-vis des élèves, modèle d’évaluation des autres par rapport à soi modèle qui fonctionne très bien dans les établissements d’élite (milieu social qui est déjà dans une culture d’efficacité de la concurrence)

 modèle qui ne fonctionne pas dans les autres ; quand il y a un esprit de communauté entre les élèves, on obtient de bien meilleurs résultats (parfois meilleurs que publics favorisés). Le regard de l’établissement sur les classes qu’il forme est auto-réalisateur ; les élèves eux-mêmes le savent.

DONC l’école de la république ne fonctionne que dans un environnement qui y est déjà préparé, mais ne fonctionne pas pour un public non adapté.

Finkielkraut pense qu’il faut apprendre les savoirs traditionnels pour écrire un roman national (de même, pour la cohésion sociale de Durkheim).

Quand on fait la sociologie des programmes, la base scientifique est de 10-15% ; le reste est issu des maisons d’édition, d’intérêts privés qui ne correspondent pas au savoir universitaire actuel. La grammaire et la grammaire mathématique ont une grande part de péremption scientifique. On les apprend quand même aux élèves pour avoir un socle commun : c’est plutôt le socle du sens commun (ordre plus esthétique que rationnel).

Quand quelqu’un dit qu’il faut garder les programmes, la valeur ne peut être que politique. L’importance est d’abord la cohésion nationale, peu importe la vérité.

Un point est réservé aux humanités ; il y a beaucoup de pays où ce n’est pas enseigné. Il y a volonté d’avoir une histoire commune avec l’Europe.

Des choses qu’on pourrait penser objectif, dans les années 20, l’enseignement du français était 4x plus important ; on a rétablit les math car c’est moins facteur d’inégalité (on pense). On n’arrive pas à faire converger les humanités et autres sciences. Le programme sert à différencier ceux qui auront un pouvoir théorique et pratique. On n’arrive pas à intégrer les élèves dans une transdisciplinarité théorique-pratique.

La culture est au contraire détruite lorsqu’on la fige. La culture est liée à la technique. L’école de la république est le modèle le plus discriminant parce qu’elle dissocie pratique et théorie : elle choisit ceux qui

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